De la crise mondiale à la crise personnelle et vice versa…

Bonjour les amis !

 

Chacun de nous (je pense à vous qui me confiez vos difficultés mais aussi à tous les autres) traverse à sa façon une ou des crises selon ce qu’il a comme « problématique » karmique à dépasser. Parler de karma n’induit pas de croire à  une vie  destinée à « payer des dettes »  (genre « Mais qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu pour avoir à traverser ça ? ») – Ni d’adhérer à une quelconque philosophie basée sur la réincarnation. Point du tout! Le karma c’est notre lot quotidien simplement selon la vie que nous menons dans un contexte prédéterminé. Et nous ne sommes pas venus expier quoi que ce soit mais faire des expériences dans une dimension dense alors que nous sommes des êtres spirituels désireux d’enrichir notre connaissance des mondes de l’univers. Enfin c’est ma conception bien sûr !

 

Aucun d’entre nous (sauf de mauvaise foi ou inconscient) ne peut cependant nier avoir quelques ajustements à faire dans sa conduite ou sa pensée. Le chemin n’est pas de nous « améliorer » ni même de nous focaliser sur ce qui nous manque pour tenter de l’atteindre. La voie la plus confortable c’est toujours regarder lucidement ce qui est là et de l’apprécier car c’est ce qui nous remplit d’amour : focaliser sa pensée et regarder avec amour ce qui est déjà là.

Pour vous donner un exemple, je vais vous raconter ma vie (ben oui, c’est aussi un peu la vôtre en quelque sorte puisque nous sommes liés dans cette famille humaine).

Je suis actuellement en train de cesser mon activité libérale de professionnelle de santé pour prendre une retraite anticipée. J’ai l’âge minimum légal mais j’aurais dû rester encore quatre ans pour toucher à taux plein le fruit de mes années de labeur. Alors pourquoi le faire?

– Sur le plan de l’épanouissement professionnel, c’est un deuil que je fais volontiers car mon regard a grandement changé ces dernières années sur la maladie et son sens, donc ce travail conditionné par le système de santé publique ne me correspond plus du tout. Il est bien fondé de lâcher cette position sociale si lucrative qu’elle puisse être.

– Sur le plan personnel, je quitte une région que j’ai aimée passionnément (la Côte d’Azur et la Provence) mais là aussi ma vie y est devenue difficile : La pollution qui affecte la mer et l’augmentation de la population (et donc des véhicules, du bruit, de l’insécurité)  ont affecté le bonheur que je prenais à vivre dans cette partie de la France. Donc c’est très juste aussi que je quitte et je n’ai pas de regrets.

– Sur le plan financier, j’ai fait aussi le choix du renoncement car je perds ¼ du montant de ma retraite (c’est énorme sur une année) en m’arrêtant maintenant et cependant dans la même optique que ci dessus j’ai fait selon mon intuition et mon éthique, lâchant la sécurité financière pour… la joie !
C’est de cette crise financière que je voulais vous entretenir au travers de mes choix personnels  car vos courriers, vos commentaires font souvent état que vous aussi traversez aussi (on se sent moins seuls) le no man’s land de la peur de manquer. Et si moi j’y arrive plutôt bien, cela veut dire que vous aussi le pouvez.

Qui dit activité libérale dit brassage de sommes d’argent plus ou moins  importantes selon l’envergure de l’entreprise, en termes de charges, de frais de banques, de prêts et investissements et (normalement) en termes aussi de rentrées d’argent qui sont sensées être encore plus importantes que les charges.  Des facilités de paiement bien tentantes pour la pro que j’étais, des prêts à taux bas, de multiples incitations à la dépense auxquelles j’ai eu du mal à résister et je me suis laissée bercer par l’illusion de l’abondance par l’argent. Et pourquoi pas ? C’était rudement agréable. Hum !…Au début !

Mon idée initiale était de travailler beaucoup avant de prendre ma retraite  (pas sous les cocotiers quand même !) et d’augmenter ainsi mes revenus en 2012 et 2013 pour rembourser mon découvert professionnel puis ensuite thésauriser (hi !hi ! des idées de capitaliste, c’est rigolo quand on a toujours été dans la « classe moyenne »)  et faire des économies en vue de ma période de retraite. Je savais que ma pension serait maigrichonne. En fait tout ça c’était une idée, un projet qui se tenait sur le plan logique mais il aurait fallu que ce soit en accord. Que nenni ! C’est tout le contraire qui se produisit.

Mais … pour des circonstances que je ne cherche pas à m’expliquer car je sais qu’elles découlent de la justesse universelle (et de mon aspiration à vivre selon ma vérité fondamentale qui n’a jamais été orientée sur le profit)  mon avant-dernière année 2011 a vu mon bénéfice baisser de moitié par rapport à 2010, la suivante 2012 encore pire et ma dernière année de travail (2013) a été catastrophique ! J’’ai ainsi considérablement  augmenté mon endettement professionnel et j’ai dû emprunter à mes amis et ma famille  pour tenir jusqu’en ce mois de septembre 2013. Naturellement n’ayant pas d’économies et devant comme tout le monde payer mon logement et mes taxes, l’électricité et Internet, etc. mon endettement privé a augmenté aussi puisque ma profession  ne me rapportait plus rien.  Bref je n’avais plus rien à perdre.

À quoi servent la volonté et l’entêtement dans ces cas ? Pas à grand-chose… sauf à « se prendre fort la tête! »

Bien sûr au début, j’ai quand même passé beaucoup de temps à me stresser, je suis comme tout le monde, ma foi : ça ne me  permet pas  toujours de  dormir tranquille quand il faut travailler beaucoup et voir quand même que le solde en banque descend toujours plus en dessous de zéro,  ne jamais  pouvoir combler ce manque pour revenir à simplement 0, 000 €  (oui quel rêve ambitieux n’est-ce –pas d’avoir 0, 00 € de solde !!!) alors que les créanciers envoient leurs petits rappels perfides  avec des majorations et leurs menaces, BRRR ! Ce n’est pas confortable !

Et pourtant tout ce temps là, je sentais au fond de moi que je n’étais pas vraiment en danger (je veux dire en danger de mort)  mais qu’il s’agissait juste de mon impression d’insécurité face à l’argent manquant.

N’empêche (le savoir c’est dans la tête !) dans ces moments là,  j’ai été vraiment malade, j’avais des migraines infernales et du coup, j’étais incapable de gérer intelligemment mes comptes et de préparer les factures à donner aux gens qui m’étaient eux-mêmes redevables, en plus je refusais les patients n’ayant pas l’énergie de me rendre à leur chevet. Cercle vicieux…où j’aurais pu m’enfoncer très bas.

Je gardais quand même espoir pour des raisons hors de toute logique et me disais que quelque chose allait se passer même si je ne savais pas quoi. Je suis donc allée voir ma banquière qui m’a dit « je ne peux rien pour vous, vous n’avez pas assez de revenus », je suis allée voir la concurrence qui m’a dit « mais ma pauvre madame il nous faut des chiffres ! ». J’ai tenté Internet les organismes de prêt et tout s’est soldé par des mails de réponse du style : « Désolé, en l’état actuel des informations que vous nous communiquez, nous ne pouvons pas accéder à votre requête ». Ah! vous aussi ça vous dit quelque chose? 😉

Et puis… Drôle d‘histoire…Un flash, un « tilt » dans la tête…

Tout a commencé à basculer lors de la Nouvelle Lune en Lion qui sur mon thème tombe dans le domaine des ressources et de l’argent. Je me suis réveillée, voyant que j’étais simplement en train de me torturer et que mon ego s’en donnait à cœur joie de me faire tourner en rond dans le manque.  Et j’ai opté pour un changement radical : j’ai commencé à me   remercier de tout ce que j’avais déjà réussi et de que j’ai dans mon présent : un toit sur la tête (même s’il est à crédit), une voiture d’occasion mais en super état (même si je ne sais pas encore comment la garder) et à manger dans mon assiette (même si je dois parfois aller récupérer des invendus et passés de date au magasin bio et que mon ego se trémousse un peu dans sa carapace).

C’est ainsi que j’ai lâché prise et cessé d’y penser, j’ai abandonné mes peurs et les ai laisser partir car elles ne me préservaient ni du danger ni de l’inconfort dans lesquels j’étais et j’ai carrément changé de point de vue. Et j’ai opté pour le changement : revenir à ma joie première, ma nature initiale, c’est la vôtre aussi, ce qui est dans notre cœur, l’étincelle qui fait que nous ne sommes pas si désespérés que ça.

Car ce qui nous manque dans le fond c’est de retrouver cette joie et notre paix intérieures. Et pour ça pas besoin d’argent.

De mon côté, j’ai commencé par me remémorer la joie passée et me suis aperçue que j’avais déjà manqué cruellement d’argent. Enfant j’ai vécu dans une famille simple et pauvre mais aimante. Puis réintégrée dans ma famille biologique à 6 ans j’ai connu la honte (ah ben oui, moi aussi j’ai un ego bien costaud !) et l’humiliation de me comparer à mes camarades de classe aisées, bien habillées, ou dont les mères avaient de la prestance. Et cependant une part de moi s’en fichait et vivait en dehors de ces critères, dans un univers abondant d’amour. En devenant adulte j’étais tout aussi insouciante de l’argent et n’avais jamais peur de manquer. C’est-à-dire qu’alors je n’en faisais qu’à ma tête comme on dit ; je n’écoutais que moi, que mon optimisme béat. Celui là même dont se moquaient toutes mes amies (je crois bien qu’elles m’enviaient au fond !) car je disais tout le temps « Oh ! La Providence y pourvoira ! ». Et j’y croyais car cela marchait au fond, même si je connaissais aussi des déceptions, au final je m’en sortais toujours en riant.

Et c’est cela qui compte : on est ici, vous êtes là avec moi et on s’en est sortis jusqu’alors, regardez vous aussi dans votre dos et vous verrez que vous n’avez pas manqué de l’essentiel, vous avez aimé, vous avez échangé, vous avez profité de moments incomparables et uniques.  Sentez bien que vous avez-vous aussi cette foi dans un quelque chose de protecteur qui n’a pas forcément de forme ni de nom mais dont vous avez  qu’il va gérer les choses d’une façon qui vous échappe, qu’on l’appelle la vie, le hasard, Dieu, notre ange gardien ou tout simplement la chance…

C’est pour vous partager ce point de vue que j’avais envie de venir vous écrire ce matin, mes amis. Pour l’entendre et le saisir, il faut faire taire le corbeau rabat-joie qui nous serine que nous ne sommes « pas capables de réussir ». C’est l’ego, hi !hi ! Lui il croit qu’il a tout à faire, que  tout repose sur sa volonté, sa force, sa gestion, ses choix, il se croit le maître à bord. Rappelons lui que son rôle est désormais rempli, qu’il nous a été bien utile mais que maintenant il doit s’en tenir à accepter de laisser la place à la foi, à l’intuition et à la joie. L’abondance ne vient pas de lui car elle ne dépend pas de nous en tant que petits humains. L’abondance c’est là, c’est la manne universelle, elle est partout : dans la pluie du ciel, dans la terre qui nous nourrit, dans le vent qui fait tourner l’éolienne, dans les chutes du Niagara, dans les éruptions volcaniques, dans le soleil et les systèmes solaires, dans les univers sans fin. Mais nous les humains nous continuons à fonctionner sur un mode préhistorique (oui moi aussi j’en suis, c’est clair et j’avoue !) où nous croyons à notre pouvoir égotique.

Nous nous trompons, notre pouvoir, notre plus grande puissance c’est de  savoir recevoir l’abondance telle qu’elle se présente dans nos vies, l’abondance de liberté intérieure de pensée, l’abondance de capacité à faire la paix dans notre cœur, l’abondance  de trouver les moyens de subvenir à nos besoins corporels fondamentaux.

Notre intelligence la plus grande n’est pas de savoir comment gagner plus d’argent ni comment boucler notre mois mais comment recevoir avec humilité les gestes de solidarité, comment profiter de la joie que nous donne chaque personne qui nous honore de sa présence, comment apprendre à décoder dans les évènements du jour la bienveillance divine ou universelle, comment trouver de la joie dans les choses de chaque instant :  un moment de paix, un mets délicieux, un partage amical autour d’un café, un regard et un sourire au travail, ou à la caisse du supermarché (si,si ça marche et ça fait du bien, je vous assure). Nous forgeons nous-mêmes les barreaux de nos emprisonnements et si nous en sortons, le monde change et notre intelligence doit nous servir à voir ça.

C’est ainsi que générant une autre forme de point de vue sur nos vies nous créons de la joie et de la paix (oui toutes nos petites flammes rayonnant juste autour de nous, modestement) mais  retrouvant notre nature fondamentale nous irradions bien plus loin que nous le croyons, disséminant au loin notre amour vers ceux qui n’ont pas encore compris que se battre pour le pouvoir est une absurdité illusoire. Le pouvoir nous l’avons déjà !

afp

Le vrai pouvoir, celui qui est le nôtre et  qui rend heureux n’est pas extérieur, il n’est pas dans la force ni dans la lutte ni dans la révolte ni dans l’asservissement des autres, il est dans l’amour de nous, pour ce Qui Nous Sommes, le pouvoir et la puissance sont dans le soin que nous prenons des capacités qui nous sont données, c’est modeste, ce n’est pas grand-chose et pourtant c’est puissant. « De la crise mondiale à la crise personnelle et vice versa » disais-je… OUI ! Car ce qui bascule en chacun de nous fera finalement basculer l’ensemble. Si chacun de nous oriente sa vie vers la paix et l’amour, alors l’amour sera la première valeur, le but suprême et règnera sur le monde.

Je vous laisse car justement,  j’ai un rendez-vous avec un banquier ce matin et un autre cet après midi, (c’est vrai j’ai pris ces rendez vous quand j’avais encore très peur). Au départ je voulais leur demander de m’aider à résoudre mes casse-tête de dettes d’argent mais finalement je n’ai rien préparé comme dossiers (je ne me sens plus du tout là dedans) alors je crois que je vais juste y aller pour disséminer mon ineffable bonne humeur et je sens même que je vais ouvrir un LEP chez l’un*  hi ! hi ! … et un compte chez l’autre* pour mettre ma future (bien que petite) pension de retraite,  histoire d’attirer plein d’abondance ! Comme ça tout le monde sera content.

  • LEP : livret d’épargne populaire proposé gratuitement  et destiné aux gens qui n’ont pas beaucoup d’argent et ne paient pas d’impôts)
  • ** Comment faire sans payer? Tour de passe passe…C’est gratuit en France, mais en veillant à ne pas signer de convention de compte ni accepter de contrat de carte bancaire bien sûr, ainsi on n’a pas à supporter de frais de gestion. et cependant vous pouvez disposer de votre argent.

Je vous souhaite beaucoup d’amour, de clarté, de joie et de paix. Et gardez espoir, coûte que coûte quels que soient vos ressentis de manque, vous verrez cela va passer et la joie reviendra.

Michka