Méditation sur la séparation

Bonjour mes amis,

Cette illustration de Henn Kim, je l’ai vue plusieurs fois sans y prêter attention mais aujourd’hui, elle me touche profondément car elle évoque le temps comme un facteur inéluctable de la fin d’une relation ou de l’éloignement d’un être cher que nous avons serré dans nos bras. Romantique et sensible, j’ai des moments où la séparation me paraît plus difficile à vivre qu’à d’autres.

La vie est pourtant ainsi faite de séparations et de retrouvailles ou de séparations suivies de nouvelles opportunités de rencontre mais, selon notre état d’être, nous pouvons le vivre avec un sentiment de chagrin ou au contraire, avec la sérénité qu’apportent le recul, la compassion et la sagesse. Dans l’ensemble, le temps nous permet de cheminer vers plus de détachement et de stabilité émotionnelle , ce qui nous aide quand nous sommes devenus des êtres posés et centrés sur nos intuitions et notre cœur.

Accepter pleinement d’être touché(e) et triste ou chagriné(e), c’est accueillir cette infime partie de nous qui soudainement crie sa peur d’être abandonnée, d’être rejetée ou oubliée. Mais c’est aussi lui permettre de s’exprimer, d’exister, de se faire entendre pour être prise en compte, soignée et guérie.

Sur un plan encore plus conscient, c’est laisser notre âme expérimenter l’émotion et la dualité, tout ce pour quoi nous sommes venus.

Cette image qui m’inspire énormément de ressentis et de méditation sur la fin des choses, quelles que soient les circonstances, m’a poussée à me rendre sur le site de sa publication originelle et là,  j’ai eu une très belle surprise en cliquant sur le dessin :

https://www.instagram.com/p/BVLQsCwBIbp/

J’y ai trouvé un message pour moi : il n’y a jamais de fin, mais c’est un éternel recommencement, la vie succède à la vie, transmutée, sous un autre état  mais elle continue à exister au-delà de sa forme et de son apparence précédentes. De même, rien n’est terminé pour nos relations même si l’attachement s’estompe au fil du temps, en fonction des circonstances ou de nos différences d’états d’âmes,  il nous reste, quand nous l’avions déjà chevillé au cœur, l’amour qui nous a unis et soutenus et l’espoir de vivre encore de beaux moments d’union ou de de réunion.

Michka